
Invité politique
RFI·24 episodes
Du lundi au jeudi, Véronique Rigolet reçoit une personnalité politique pour commenter l'actualité française et internationale, et chaque vendredi une figure de la société pour éclairer les débats qui agitent la France. Diffusion : du lundi au vendredi à 11h15 TU.
Episodes
Devant le congrès des Jeunes Agriculteurs, l’ex-Premier ministre et candidat à la présidentielle Gabriel Attal a défendu ce jeudi matin 4 juin ses priorités en faveur de la souveraineté agricole et énergétique de la France. Un soutien « de longue date et sans faille de Gabriel Attal envers les agriculteurs », souligne Olga Givernet, députée Renaissance de l’Ain et ancienne ministre de l’Énergie. Elle estime qu’il faut aller plus loin que « la loi d’urgence agricole » votée il y a deux jours par l’Assemblée nationale. Gabriel Attal va ainsi « poursuivre le dialogue avec les agriculteurs pour identifier des solutions », assure-t-elle, avant la présentation de son programme à l’automne prochain. À lire aussiFrance: les jeunes agriculteurs confrontés à un métier en crise
Après les violences qui ont suivi le sacre du PSG samedi 30 mai en Ligue des champions, le Rassemblement national (RN) dénonce des scènes de « guerre civile » et fait un lien avec l'immigration. Même si les casseurs qui comparaissent en ce moment devant la justice sont en grande majorité de jeunes Français, Philippe Ballard met en cause « un problème d'assimilation de certains Français issus de l'immigration qui rejettent les institutions ». Le député et porte-parole RN promeut d'ailleurs « la fin du droit du sol » et appelle à durcir les lois migratoires avec l'expulsion automatique des « criminels et délinquants étrangers ». À lire aussiSacre du PSG en Ligue des champions : la fête ternie par des débordements à Paris et dans plusieurs villes de France
Alors que s'ouvrent à Paris les premières comparutions de casseurs mis en cause après les heurts très violents qui ont émaillés, le 30 mai, la soirée de sacre du PSG en Ligue des champions contre Arsenal, le sénateur PS Alexandre Ouizille préconise « de la fermeté » pour « endiguer un phénomène qui n’est pas nouveau » mais qui « prend l’ampleur avec les réseaux sociaux ». À moins de 15 jours de la Coupe du monde de football, « il y a urgence à faire baisser les tensions », estime le sénateur Ouizille, qui appelle le gouvernement à agir , assurant que « les socialistes participeront à tout ce qui concerne l’éradication de cette violence ». À lire aussiPlus de 890 interpellations en France à l’occasion de la finale de la Ligue des champions
Dans son dernier ouvrage Bienvenue en 2055, qui vient de paraître aux éditions du Seuil, la géographe Magali Reghezza-Zitt, ancienne membre du Haut Conseil sur le climat, imagine un monde où le réchauffement climatique est stabilisé et la neutralité carbone atteinte. En pleine vague caniculaire actuellement en France, brutale et extrêmement précoce, et qui va s’amplifier ces prochaines années sous l’effet du réchauffement climatique, cette fiction scientifique qui nous projette dans 30 ans démontre que « rien n’est encore perdu ». Mais seulement si on s’engage urgemment, dès maintenant, dans la transition écologique, car « la décarbonation est aujourd’hui la seule solution pour stopper le réchauffement climatique ». À lire aussiCanicule précoce en France: les habitants de bouilloires thermiques en première ligne face à la chaleur
Alors que le conflit américano-israélien contre l’Iran entre dans son 4ᵉ mois aujourd’hui, le député insoumis Pierre-Yves Cadalen, membre de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, fustige l’échec complet du président américain « qui déstabilise le Moyen-Orient et l’économie mondiale ». Pierre-Yves Cadalen dénonce également « le manque de courage de la France pour faire entendre la voix du droit international », contrairement à l’Espagne et à l’Irlande qui se sont « désalignées des États-Unis » pour promouvoir la paix. À lire aussiEN DIRECT - L'Iran promet une «riposte ferme» en cas de nouvelle attaque américaine
Alors que la gauche et les écologistes dénoncent de « graves reculs » dans le projet de loi sur l’urgence agricole, le député LR Julien Dive, co-rapporteur de ce texte, les invite à « arrêter les caricatures » et à soutenir nos agriculteurs et, avec eux, notre souveraineté alimentaire en France. « Un enjeu central » qui concilie « production et écologie », plaide Julien Dive, qui met notamment en avant « l’impact carbone négatif » d’une production importée, ainsi que la traçabilité des produits alimentaires. À lire aussiLoi Duplomb: quels sont les coûts cachés des pesticides?
En plein épisode de chaleur précoce en France, le député écologiste Benjamin Lucas-Lundy, coordinateur national du mouvement Génération.s, dénonce « l’inaction du gouvernement » pour protéger les Français et annonce qu’il va saisir le procureur de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Benjamin Lucas-Lundy salue le lancement du plan d’électrification du pays initié par le président Macron, tout en fustigeant son bilan écologique désastreux. Le gouvernement doit comprendre que le réchauffement climatique est aujourd’hui « une question de sécurité nationale », soutient le député écologiste. À lire aussiL'Europe de l'Ouest se prépare à une nouvelle journée de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai
Alors que le débat sur l'immigration revient en force en France, à un an de la présidentielle, Patrick Vignal, ex-député Renaissance et conseiller politique de Gabriel Attal, balaye la proposition du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui préconise un moratoire de trois ans sur l'immigration légale. « Sans immigration, la France ne tournerait plus », explique l'ancien député de l'Hérault, qui défend la proposition de Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, qui préconise la « mise en place de quotas » en matière d'immigration , comme le fait le Canada.
Pour le journaliste d'investigation Frédéric Ploquin, qui vient de publier Epstein, les secrets de la filière française (éditions Nouveau Monde), « Paris est bien l'épicentre du système de prédation sexuelle » mis en place par le milliardaire pédocriminel américain, Jeffrey Epstein, avec le Français Jean-Luc Brunel, star des agences de mannequins dans les années 1980 à Paris. Il décrit le milieu toxique de la mode comme « un monde dans lequel la richesse donnait le droit de commettre des actes pédocriminels, dans la plus grande impunité ». À lire aussiAffaire Epstein: «Nous avons voulu comprendre la place de Paris dans ce système de prédation»
Le scandale des agressions sexuelles au sein du périscolaire parisien ne cesse d'enfler. Face à la gravité des violences perpétrées contre de très jeunes enfants de 3 à 6 ans, l'affaire prend également un tour très politique. L'opposition municipale, dont fait partie Sylvain Maillard, député Renaissance et conseiller de Paris, vient de lancer une mission d'information et d'évaluation sur ces violences. « Le système a failli à protéger nos enfants », dénonce Sylvain Maillard, qui estime que le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, « n'a toujours pas pris la mesure de ce qu'il se passe ». Sylvain Maillard n'exclut pas « des poursuites pénales et civiles contre les équipes de la mairie de Paris ». À lire aussiFrance: les professionnels appellent à un plan national face aux violences dans le périscolaire
Face à l’explosion des prix à la pompe en France, le Premier ministre Lecornu doit annoncer de nouvelles aides ciblées pour soutenir le pouvoir d’achat des Français. Largement « insuffisant », raille Gaëtan Dussausaye, le vice-président du groupe RN à l’Assemblée nationale qui dénonce « des mesures ciblées qui laissent une grande majorité de Français sur le côté ». Il accuse le Premier ministre « d’essayer de gagner du temps, sans répondre à la hauteur de la crise ». À lire aussiLes profits de TotalEnergies s'envolent avec le Moyen-Orient et relancent le débat sur la taxation
Le député Place publique Sacha Houlié dit : « Se réjouir de l’ouverture des débats » à l’Assemblée sur le projet de loi d'urgence agricole, réponse du gouvernement français à la colère du secteur l'hiver dernier. Un projet qui provoque une levée de boucliers à gauche et dans le camp écologiste et promet des débats tendus. « Les méga-bassines et le retour de la loi Duplomb sont des lignes rouges », soutient le député Sacha Houlié, qui explique qu’il faut « protéger les agriculteurs mais sans leur promettre monts et merveilles », tout en insistant sur la nécessité « d’une production et d’une souveraineté agricole française », l’une des « priorités de Raphaël Glucksman », le patron de Place publique, assure Sacha Houlié. À lire aussiFrance: plus de 350 tracteurs devant l’Assemblée nationale, les agriculteurs poursuivent leur mobilisation
Alors que certains élus mahorais s’inquiètent du risque de propagation du virus Ebola qui vient de ressurgir dans une forme particulièrement létale en Afrique centrale, l’ancien ministre de la Santé Frédéric Valletoux, député Horizons, appelle à la vigilance « en raison des mouvements de populations entre la région des Grands Lacs et de Mayotte qui favorisent le transfert de certains virus ». Pour autant, estime Frédéric Valletoux, le risque paraît moindre alors que « Mayotte a toujours été épargné jusqu’à présent par les épidémies d’Ebola en Afrique ». À lire aussiEbola: de Mongwalu à Goma, comment une épidémie a traversé une ligne de front
Aurélie Trouvé réclame un blocage des prix à la pompe face à la flambée des carburants, déclenchée par la guerre au Moyen-Orient. Elle dénonce les profits de TotalEnergies. « Il ne faut pas verser des chèques qui continuent à enrichir Total. La seule mesure qui ne coûte rien et qui est juste, c'est le blocage des prix », estime la présidente de la Commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale, alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu doit présenter dans les prochains jours un nouveau paquet d'aides élargi face à la persistance de la crise énergétique. Pour la députée LFI de Seine-Saint-Denis, le gouvernement « refuse d'aller chercher l'argent là où il est », pointant les pratiques d'évasion fiscale du groupe pétrolier français. À lire aussiFlambée du carburant: Olga Givernet, ex-ministre de l'Énergie, veut des moyens pour «redistribuer les superprofits»
Sabine Thillaye estime que le centre doit d'abord clarifier sa ligne avant de se choisir un candidat pour la présidentielle 2027. « On voudrait d'abord parler de projets de valeurs, de méthodes. L'enjeu est de proposer une offre politique crédible », affirme la députée MoDem d'Indre-et-Loire et vice-présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées. Renaissance a adoubé Gabriel Attal et Édouard Philippe se prépare lui aussi à l’échéance présidentielle. Pour Sabine Thillaye, « il y a trop de candidats au centre » et aucun nom ne semble, à ce stade, s'imposer naturellement.
Stéphane Troussel défend Olivier Faure après le départ de Boris Vallaud et de 24 responsables de la direction du Parti socialiste (PS). « Qu'Olivier Faure et Boris Vallaud aient des désaccords, je peux l'entendre, mais nous avons des instances en interne pour les régler », estime le président socialiste du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, alors que le parti se divise sur la question d'une primaire ouverte à gauche. Pour Stéphane Troussel, « tout le monde veut la même chose, un grand rassemblement de la gauche de Ruffin à Glucksmann ». Il appelle les socialistes à ne pas ajouter de la division à la division, au moment où Jean-Luc Mélenchon a déjà déclaré sa candidature et où la gauche cherche encore son chemin pour 2027. À lire aussiPolitique française: la primaire de la gauche est-elle morte ?
Anne Souyris, sénatrice Les Écologistes de Paris, est l'invitée de RFI. Spécialiste des questions de santé, elle avait organisé la stratégie parisienne lors de la pandémie de Covid-19. Que pense-t-elle des premières mesures annoncées en France ? Elle s'exprime également sur les débats au sein de la gauche française autour d'une éventuelle primaire en vue de la présidentielle et sur les débats au Sénat sur la question de la fin de vie. À lire aussiHantavirus: le défi des autorités pour empêcher toute propagation À lire aussiPrésidentielle 2027 en France: François Ruffin veut une primaire à gauche et affiche ses ambitions
Hakim El Karoui est chef d’entreprise, essayiste, fondateur du comité d’Action pour la Méditerranée et co-auteur de Sans eux. La France sans les immigrés, paru aux éditions Les Petits Matins. Un récit dystopique de Thierry Pech, Guillaume Hannezo et Hakim El Karoui, qui nous projette en 2030 dans une France présidée par Philippe de Villiers, avec Bruno Retailleau à Matignon et Sébastien Chenu à la Défense. L’union des droites s’est bel et bien réalisée et la chasse aux immigrés, aux sans-papiers est engagée. Jusqu’à ce que le pays découvre que « sans eux », et alors que la démographie française décline, la France ne peut tout simplement plus fonctionner. À lire aussiSix millions d'étrangers vivent en France, selon un récent rapport de l'Insee
Le député LR Philippe Gosselin salue le pré-positionnement du porte-avions Charles de Gaulle au plus près de la crise moyen-orientale – au large du Yémen, à quelques dizaines de kilomètres du détroit d’Ormuz. « Un message de fermeté et de lucidité envoyé par la France », estime Philippe Gosselin pour montrer que « même si ce conflit n’est pas le nôtre, la France a les moyens de participer à la mise en sécurité de nos approvisionnements ». En attendant la fin des hostilités, « la France se doit d’être présente et crédible ». À lire aussi[EN DIRECT] Guerre au Moyen-Orient: les frappes israéliennes sur le sud du Liban se poursuivent malgré la trêve
Grosse colère au Parti socialiste après les menaces de Patrick Pouyanné, le PDG de Total, d’arrêter son plafonnement des prix à la pompe - en cas de surtaxe de ses bénéfices. « Des menaces irresponsables, antipatriotiques », juge l’eurodéputé socialiste Pierre Jouvet, numéro deux du PS, qui met en avant les « difficultés financières » de millions de Français frappés par la crise énergétique alors que « les actionnaires de Total s’en mettent plein les poches ». Le PS qui a déposé la semaine passée un projet de loi pour taxer les surprofits des pétroliers, appelle Total ainsi que « toutes les grandes entreprises à cet effort de patriotisme économique ». À lire aussiSuperprofits de Total: «Une indécence indescriptible», fustige le député écologiste Benoît Biteau
La députée Renaissance Olga Givernet, ancienne ministre déléguée à l'Énergie, ne juge pas nécessaire de taxer les superprofits des pétroliers « pour le moment », mais soutient les efforts du gouvernement Lecornu pour que les pétroliers plafonnent nettement les prix à la pompe. Ce serait une « manière de redistribuer ces surprofits » issus de la flambée des prix des carburants. À écouter aussiTaxer les superprofits : un projet impossible?
Le député Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national (RN) et de l'Assemblée nationale, salue le rapport de Charles Alloncle, son allié de l'Union des droites pour la République (UDR), le parti d'Éric Ciotti. Après la tumultueuse commission d'enquête, le rapport sur l'audiovisuel public sera publié mardi 5 mai 2026. Il préconise une sérieuse cure d'austérité et des fusions au sein du service public. « C'est un bon début », salue Sébastien Chenu. Ce rapport permet, selon lui, de « rouvrir le dossier de l'audiovisuel public » et d'apporter des « pistes de réflexion » en vue de la « privatisation partielle » que souhaite le RN. À lire aussiFrance: une plainte déposée contre le rapporteur de la commission sur l'audiovisuel public et Lagardère News
Les agriculteurs sont toujours vent debout contre le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur qui vient d’entrer « provisoirement » en vigueur ce 1ᵉʳ mai. Cet accord va permettre l’arrivée dans nos supermarchés « de produits alimentaires qui ne respectent pas les normes européennes de production », dénonce Pierrick Horel, le président du syndicat agricole Jeunes Agriculteurs qui met notamment en garde contre « les produits transformés avec de la viande aux hormones brésilienne ». Un danger pour la santé des consommateurs, et un péril pour l’agriculture française soumise « à une concurrence déloyale », souligne Pierrick Horel, qui se dit déterminé à poursuivre « le combat du Mercosur » en attendant l'avis de la Cour de justice de l'UE dans un an. À lire aussiL'accord controversé entre l'Union européenne et le Mercosur entre partiellement en vigueur
Alors que la guerre s’enlise au Moyen-Orient, les prix du pétrole s’envolent et la pression monte en France contre TotalÉnergies et ses bénéfices records de 5 milliards d’euros. Le gouvernement appelle désormais Total à « redistribuer » ses profits exceptionnels, alors que la gauche et l’extrême droite réclament une taxation de ces superprofits. « Faire des superprofits en temps de crise, sur le dos des Français, est indécent et immoral », dénonce Benoît Biteau, député écologiste, qui défend une « contribution exceptionnelle de solidarité » à hauteur de 66% . À lire aussiLes profits de TotalEnergies s'envolent avec le Moyen-Orient et relancent le débat sur la taxation
En France, le spectre d’une pénurie de carburants inquiète alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son troisième mois. Ce risque « n’est pas écarté », estime Julien Aubert, vice-président des Républicains. Il prédit « un choc majeur », si le conflit devait s’éterniser, qui provoquerait « une crise de l’économie réelle, qui s’étendrait à tous les secteurs immobiliers, boursiers et financiers ». Julien Aubert se dit favorable à la taxation des superprofits des pétroliers « en cas de spéculation avérée » et appelle à réfléchir à des solutions plus structurelles, notamment « explorer nos gisements de gaz et de pétrole de schiste ». À lire aussiEN DIRECT - Moyen-Orient: une frappe israélienne dans le sud du Liban fait deux morts
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